Collections zoologiques

Lorsque le visiteur pénètre le musée, il peut y découvrir un grand nombre d’animaux aussi bien dans nos expositions permanentes que temporaires. Cependant, il lui faut garder à l’esprit que les spécimens exposés ne représentent qu’une petite partie de l’ensemble des collections. Les pièces exposées pourraient être comparées à la partie supérieure d’un iceberg, alors que le “noyau” des collections en serait la partie inférieure.

Les spécimens présents dans les collections peuvent aller de la simple preparation microscopique à des pieces très grandes comme le squelette d’une girafe. Les collections peuvent être simplement subdivisées en deux groupes : les invertébrés et les vertébrés.  De nombreux invertébrés sont en collections dites sèches, mais la grande majorité est conserée en alcool. Au contraire, les vertébrés sont pour l’essentiel naturalisés, bien que quelques-uns soient préparés sous forms de peaux, ou conservés en alcool. De plus, nous possédons de nombreux squelettes d’oiseaux et de mammifères qui constituent un materiel de comparaison anatomique très précieux.

Même si nos collections ne peuvent rivaliser en taille avec celles d’instituts comme le Smithsonian de Washington, le NHM de Londres, le MNHN de Paris, ou encore l’American Museum de New-York,… leur force réside malgré tout dans le fait que les spécimens en collections proviennent d’à peu près tous les endroits du globe. Elles renferment également des trésors pour les scientifiques, comme les holotypes*, les types, les paratypes, les cotypes, les syntypes**, les lectotypes,…

De plus, elles couvrent non seulement un grand espace géographique, mais également un important laps de temps eu égard à notre histoire nationale. En effet, nos plus anciennes pièces dates du début du 19è siècle et ce aux environs des années 1830 à 1835.

Notre pays n’ayant aucune tradition coloniale comme cela fut le cas dans d’autres pays européens, nos spécimens proviennes essentiellement de donateurs expatriés luxembourgeois, belges, autrichiens, allemands, français, mais également des acquisitions réalisées par les différents conservateurs en charge du musée depuis sa création en 1854.

*Lors d’une description d’une espèce par son découvreur, qualifie un spécimen unique ayant servi à l’établissement du nouveau taxon (genre, espèce, variété, etc). Dans le cas d’une série de spécimens (et non plus d’un seul individu), on parle de syntype. Un spécimen holotype est donc unique.

La conservation

De manière à préserver les spécimens de toute détérioration, ceux-ci sont placés dans des conditions constantes de température, d’humidité, et placés à l’abri des rayons U.V. dans un bâtiment situé à quelques kilomètres du musée.

Une unité -40ºC est à notre disposition pour parer à toute éventualité et en particulier dans le cas d’une infestation des spécimens naturalisés par des parasites comme : les mites ou l’anthrène …

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Contact

J.-M. Guinet (conservateur), tél.: +352 462240 – 209