L’importance des microorganismes dans les collections des musées d’histoire naturelle

Le 11 mai 2017, la Luxembourg Society for Microbiology (LSfM) a organisé sa première réunion nationale, intitulée « 1st Luxembourg Microbiology Day ».

La microbiologie est un secteur en plein développement, au Luxembourg comme ailleurs. En atteste l’existence de nombreuses équipes de microbiologie dans les institutions de recherche luxembourgeoises dont le Musée national d’histoire naturelle. Rappelons que de nombreux projets de recherche en cours au Centre de recherche du musée dans les domaines de l’écologie, de la biologie de conservation ainsi que de la taxonomie comprennent également une étude approfondie des microorganismes impliqués.

Ustilago scorzonerae

Ustilago scorzonerae Photo: MnhnL

Les bactéries, les virus ou les champignons microscopiques sont en effet continuellement en interaction non seulement avec l’homme, mais également avec toute autre espèce faisant partie des règnes animal et végétal, qu’il s’agisse maintenant de pathogènes de plantes comme Ustilago scorzonerae, de parasites de mammifères comme Toxoplasma gondii auprès du raton laveur, de virus infectant le chat sauvage ou encore de protozoaires s’attaquant aux chauves-souris. L’étude complète d’une espèce précise ne se résume donc jamais à elle seule, mais nécessite également une connaissance parfaite de son interaction étroite avec les microorganismes qui partagent son corps – le fameux microbiome.

Guy Colling du service de Biologie des populations et évolution au 1st Luxembourg Microbiology Day

Guy Colling du service de Biologie des populations et évolution au 1st Luxembourg Microbiology Day. Photo: LSFM

Lors d’une des trois conférences prononcées à l’occasion de cette journée, le Docteur Guy Colling du service de Biologie des population et évolution du Musée national d’histoire naturelle est revenu sur l’importance des microorganismes dans les collections des musées d’histoire naturelle qui jouent aujourd’hui un rôle éminemment important dans l’étude et l’inventaire de la biodiversité mondiale.

Citons à cet égard les contributions majeures du mycologue et collaborateur scientifique du musée, Guy Marson, par ses travaux sur la phylogénie des champignons ascomycètes ou encore celles du groupe de recherche mycologique de la Société des naturalistes luxembourgeois par leur découverte de plus de 50 espèces de champignons myxomycètes sur le territoire luxembourgeois.

Ascomycète Orbilia sp. Photo: Guy Marson

Ascomycète Orbilia sp. Photo: Guy Marson

Les données sur ces microorganismes sont aujourd’hui intégrées dans la banque de données Recorder du Musée national d’histoire naturelle qui comprend à ce jour plus de 1,7 millions données d’observation sur la biodiversité au Luxembourg et qui constitue le premier lien vers les banques de données supranational comme GBIF (Global Biodiversity Information Facility). Précisons néanmoins que, quant à la grande diversité des microorganismes, Recorder n’est qu’à ses débuts et ne comprend pas encore de données sur des bactéries, archées et virus trouvés et décrits au Luxembourg.

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