Historique du musée

Un cabinet d’histoire naturelle dans l’ancien Athénée (1854-1892)

En 1850 est fondée, sous le patronage du Prince Henri des Pays-Bas, la Société des Sciences Naturelles avec le but de concourir au progrès et à la propagation des sciences naturelles dans le pays. Pour assurer une conservation adéquate des collections acquises par la société, l’Etat met à sa disposition quelques salles à l’Athénée, actuellement Bibliothèque Nationale. Un cabinet d’histoire naturelle y est alors créé avec le but de réunir tous les objets qui peuvent intéresser l’étude de l’histoire naturelle du Grand-Duché et les sciences naturelles en général.

Le musée de la Société des Sciences Naturelles ouvre ses portes au public en 1854. Les collections exposées comportent huit armoires à glaces d’oiseaux, de mammifères, de reptiles et d’objets d’anatomie, trois vitrines de coquillages et des vitrines d’insectes et de papillons. Trois salles entières sont réservées aux minéraux et aux fossiles.

Lorsque le besoin se fait sentir en 1892 d’aménager ces locaux en salles de classe, les collections sont transférées à la Caserne Vauban au Pfaffental (démolie en 1956). L’hébergement des collections d’histoire naturelle à cet endroit place le musée un peu à l’écart, l’emplacement n’étant pas attrayant pour les visiteurs.

Le Musée d’histoire naturelle au Marché-aux-Poissons (1922-1996)

Acquis par l’Etat en 1922, la maison Collart-de-Scherff et les bâtiments dits “Ancienne Gendarmerie”, situés au Marché-aux-Poissons sont alors transformés pour les besoins d’un musée.

Durant de longues années, l’Etat effectue des travaux de restauration, d’aménagement et d’installation dans les bâtiments du nouveau Musée d’Etat. Pendant toute cette période les collections restent fermées au grand public. Ces transformations sont longtemps le sujet d’une polémique politique et les travaux excessivement longs excitent la colère publique. Lorsqu’en 1940, les installations sont presque achevées, il faut de nouveau déménager les collections aux endroits les mieux protégés du musée à cause de l’invasion par les troupes allemandes.

Après la guerre, on ne tarde pas à ouvrir successivement les salles du musée au public. Une première exposition temporaire est organisée en 1946. La dernière salle du musée d’histoire naturelle est inaugurée en 1952.

Dans les années 60 et 70 le Musée d’histoire naturelle diversifie ses activités. Ainsi, les sciences géophysiques et astrophysiques, avec leur planétarium, font leur entrée au musée. En 1970 le musée est en possession du premier microscope électronique de notre pays, outil de travail indispensable à la recherche.

À partir de 1980 le musée développe son service éducatif pour les classes scolaires, initie des activités de sensibilisation à l’environnement (activités de loisir pour jeunes, Panda-Club, compagnes de sensibilisation, Musée-Bus, publications) et relance la recherche scientifique sur le patrimoine naturel.

Actuellement le Musée national d’histoire naturelle comprend 7 sections scientifiques (zoologie, botanique, paléontologie, géologie/minéralogie, écologie, anthropologie/biologie humaine, géophysique/astrophysique) ainsi que trois services généraux (le service administratif, le service éducatif et le service muséologique technique).

Un nouveau musée d’histoire naturelle

Jusqu’en juin 1996, le Musée d’histoire et d’art et le Musée d’histoire naturelle se sont partagés les locaux aux Marché-aux-Poissons. Or, au fil des dernières décennies, leurs collections et leurs activités se sont diversifiées et multipliées de façon que seule une séparation des deux musées sembla résoudre le manque de place.

Dès les années soixante-dix le Musée d’histoire naturelle est donc à la recherche de nouveaux locaux et c’est le 6 février 1986 que la Chambre des Députés adopta le projet de loi portant sur la restauration de l’Hospice Saint-Jean et sur l’aménagement de ce monument historique en musée d’histoire naturelle. La séparation administrative des Musées de l’Etat en un Musée national d’histoire et d’art et un Musée national d’histoire naturelle, instaurée par la loi du 28 décembre 1988, est le reflet du développement parallèle de deux instituts culturels qui se distinguent par une approche différente du public et qui contribuent, tous les deux, à l’enrichissement de la vie culturelle au Grand-Duché.

A partir de 1996 le Musée national d’histoire naturelle accueille donc ses visiteurs dans trois bâtiments situés de part et d’autre de la rue Münster. Chaque bâtiment est destiné à un type d’activités différent. Ainsi, l’Hospice Saint-Jean abrite le ‘natur musée’ avec ses expositions permanentes et temporaires. Le bâtiment éducatif dispose de trois salles de classe pour ses activités de sensibilisation et d’éducation à l’environnement des jeunes et surtout des groupes scolaires.

Enfin, le Centre de Recherche Scientifique comprend six bureaux-laboratoires et deux dépôts pour les collections. Une équipe de chercheurs, mais avant tout de collaborateurs scientifiques bénévoles, y étudient les spécimens des collections et s’attachent aux aspects scientifiques de notre musée.