Panorama du voyage (1780-1920): Mots, figures, pratiques (14/4/2016)

Conférence dans le cadre de l’exposition “Orchidées, cacao et colibris – Naturalistes et chasseurs de plantes en Amérique latine” en langue française

A.v.Humboldt u. A.Bonpland / Weitsch - A.v.Humboldt &. A.Bonpland / Weitsch - A. von Humboldt et A. Bonpland / Weitsch

Humboldt et Bonplan au pied du Chimborazo en Equateur
Friedrich Georg Weitsch

En un peu plus d’un siècle, entre 1780 et 1920, le voyageur s’est métamorphosé. Les savants et les curieux de l’âge classique, gênés par les difficultés du déplacement et convaincus de la nécessité de partir pour connaître, se sont progressivement effacés. À leur place sont apparus des individus d’abord soucieux de jouissances sensibles et n’imaginant pas toujours que le voyage soit le meilleur moyen de faire avancer la science. Les raisons de ce changement sont multiples: techniques, politiques, industrielles, sociales et, peut-être avant tout, culturelles. Car une pratique originale du monde finit par tout emporter: celle que résume la figure du touriste, ses innombrables avatars (alpiniste, aventurier, baigneur, curieux, excursionniste, flâneur, globe-trotter, plaisancier, plaisirain, poète, sportsman, vélocipédiste, villégiateur) et son lot de déceptions inévitables. Tombouctou, c’était donc cette ville triste et pauvre où, dit René Caillié, on n’entend pas le chant d’un seul oiseau. Bien d’autres, qui n’allèrent pas si loin, pensèrent alors semblablement.

La conférence propose, pour une époque cruciale, un inventaire passionnant de la totalité des façons de pratiquer et de se représenter le voyage.

Avec: Sylvain Venayre, maître de conférences en histoire contemporaine à l’université Paris I Panthéon-Sorbonne. Il a notamment publié en 2002 La Gloire de l’aventure. Genèse d’une mystique moderne 1850-1940 et plus récemment Ecrire le voyage chez Citadelles & Mazenod

Quand: Jeudi 14 avril 2016 à 18 h 30

Lieu: Salle de conférence du ‘natur musée’

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