Les chercheurs du MnhnL aux Researchers’ Days (7-8/11/2014)

FNR_Researchersdays_logo_2014_DEFLes départements de recherche du Musée national d’histoire naturelle seront présents avec l’atelier “Who’s there?” lors des “Researchers’ Days” organisés par le Fonds National de la Recherche du 7 au 8 novembre 2014 au Carré Rotondes.

Le contexte

Une raison d’être principale d’un musée d’histoire naturelle est de contribuer à une meilleure connaissance du patrimoine naturel. Pour remplir cette mission, les chercheurs étudient la biodiversité sur le terrain, en laboratoire, ou dans les collections ; fouillent dans les sédiments rocheux à la recherche de la paléo- et géodiversité et intègrent tous leurs résultats dans des banques de données. Souvent, la première question que les muséologues se posent est : « Qu’est-ce que c’est ? ». En autre mots, la première étape dans la gestion du patrimoine naturel est de savoir quelles espèces animales, végétales ou minérales sont présentes sur un territoire ou dans les collections.

InsektensammlungEn biodiversité, la détermination d’une espèce se fait souvent à partir de caractères morphologiques d’un spécimen. Par exemple, le nombre de taches sur les ailes dures d’une coccinelle varient selon l’espèce. Cette méthode classique est toujours à la base de la majorité du travail de documentation du musée. Par contre avec certains groupes d’animaux ou de plantes, la détermination est très difficile et il faut avoir recours à des spécialistes travaillant dans la plupart des cas dans des musées d’histoire naturelle, ou à des amateurs naturalistes chevronnés. Dans certains cas, il faut même faire recours à un barcoding génétique pour résoudre l’identité d’un spécimen. En géodiversité, la méthodologie de base est également l’observation morphologique complète. Elle sera la plus part du temps complétée par une analyse chimique et cristallographique.

Après avoir décrit une espèce pour la première fois, on essaye de comprendre sa répartition géographique et de savoir si elle est commune ou non. En autre mots, bien qu’elle soit d’une importance cruciale, la détermination d’une espèce n’est qu’une première étape menant vers des études plus approfondies. Dans sa quête de données, le musée cherche aussi à impliquer le public. Des intéressés peuvent ainsi aider à améliorer les connaissances sur la biodiversité au Luxembourg en participant eux-mêmes (data.mnhn.lu/fr/maach_mat) ou améliorer leurs propres connaissances en consultant le portail cartographique de la biodiversité au Luxembourg (map.mnhn.lu).

L’atelier

L’atelier a deux grands buts : introduire les différentes techniques qui peuvent être utilisées pour identifier les espèces et montrer pourquoi cette information forme la base de projets ultérieurs en rapport avec l’étude et la protection du patrimoine naturel.

L’atelier est divisé en trois parties, chacune d’elles étant dédiée à un grand axe de recherche au musée c.-à-d. l’écologie, la zoologie et la minéralogie. La détermination des espèces y sera à chaque fois illustrée par des manipulations spécifiques. Le service éducatif du musée assurera l’accompagnement pédagogique de la présentation par la présence de médiateurs.

Who's there

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