Les chercheurs du MnhnL aux Researchers’ Days (3-4/11/2012)

Les départements de recherche du Musée national d’histoire naturelle seront présents avec l’atelier “Ces chercheurs millionnaires” lors des “Researchers’ Days” organisés par le Fonds National de la Recherche du 3 au 4 novembre 2012 au Carré Rotondes.

Le contexte

En étudiant sur le terrain la biodiversité menacée, en fouillant dans les sédiments rocheux à la recherche de la paléo- et géodiversité, en scannant le ciel étoilé nuit après nuit, en scrutant les moindres mouvements de la croûte terrestre, les chercheurs du Musée national d’histoire naturelle sont en passe d’accumuler un trésor d’une valeur inestimable. Tout comme Charles Darwin qui se désignait lui-même comme un « millionnaire des petits faits bizarres et étranges » ; ce sont de vrais millionnaires… en faits d’observation.

C’est ainsi qu’au matin du 2 mai 2011 la base de données de la biodiversité du Musée national d’histoire naturelle par exemple a dépassé le million de données. La millionième donnée correspondait à l’observation d’une espèce assez rare – le genêt des teinturiers (Genista tinctoria L.) – faite le 29 avril 2010 à Grevenmacher. La base de données de la biodiversité du Musée contient des données d’observations de plantes, d’animaux et de champignons faites par le personnel et les collaborateurs scientifiques du Musée national d’histoire naturelle, ainsi que par des agents d’autres organisations publiques ou privées.

La base de données d’images satellite du Musée pour l’observation des déformations millimétriques de la croûte terrestre contient des milliers d’images radar acquises sur le territoire du Luxembourg, mais aussi de volcans actifs africains. Les millions de pixels de chacune de ces images sont autant de points de mesures, tels des millions d’instruments venant compléter les mesures sismiques et GPS faites par les scientifiques du Musée et leurs collaborateurs parfois jusque dans le fond d’un cratère volcanique actif.

Le but consiste évidemment à contribuer ainsi à une meilleure connaissance 
du fonctionnement de notre Terre, du patrimoine naturel au Luxembourg et, pour ce qui est la biodiversité, à une conservation efficace des espèces. Dans sa quête de données le musée cherche aussi à impliquer le public. Des intéressés peuvent ainsi aider à améliorer les connaissances sur la biodiversité au Luxembourg en participant 
ou en consultant le portail cartographique de la biodiversité au Luxembourg.

La collection de données d’observation évolue parallèlement avec les collections traditionnelles ou l’acquisition des images satellite pour l’observation de la Terre. En effet, le Musée national d’histoire naturelle dispose aussi des plus importantes collections zoologiques, botaniques, paléontologiques et minéralogiques du pays.

L’atelier

Le but de l’atelier “Ces chercheurs millionnaires” consiste, après avoir défini la notion de données, à montrer l’importance de la collecte de données, leur intégration dans des bases de données et leur utilité par rapport à des projets ultérieurs en rapport avec l’étude et la protection du patrimoine naturel.

L’atelier est divisé en trois parties, chacune d’elles étant dédiées à un des trois grands axes de recherche au musée c.-à-d. Science de la Vie, Science de la Terre et Science de l’Univers. L’importance des données d’observation y sera à chaque fois illustrée par des manipulations spécifiques. L’atelier s’adresse à un public de plus de 12 ans. Les ateliers (La recherche autour les escargots, Détectives ADN) du service éducatif du musée en collaboration avec le Panda-Club et le Science-Club compléteront la présentation.

 

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