Haut en couleurs (08.04.11-04.03.12)

Les couleurs ont-elles toujours existé ? Existent-elles réellement ? Sont-elles toujours présentes lorsque je ferme les yeux ? On est vite embarrassé lorsqu’on essaye de trouver une réponse précise à ces questions à priori banales.

Les couleurs semblent être omniprésentes. Un monde sans couleurs nous paraît donc à nous, humains, assez peu vraisemblable, tout au moins aux plus jeunes d’entre nous. Peut-être est-ce en essayant de comprendre ce que signifie un monde sans couleur ou ce que nous entendons au juste par incolore dans le langage familier qu’on peut appréhender au mieux la nature de la couleur et sa complexité, qui va bien au-delà du scientifique.

Avant de plonger dans le monde des couleurs et du monde coloré l’exposition « Haut en couleurs » fait donc tout d’abord un détour par l’incolore, le blanc et le noir. Mais là aussi, attention ! La représentation du monde sans couleurs à l’aide du noir, du gris et surtout du blanc n’est pas due à l’idée simpliste qu’il ne s’agirait pas de couleurs, mais c’est par contre une idée moderne qui n’aurait eu aucun sens autrefois et qui ne s’est formée qu’au cours du temps. C’est ainsi que, dans l’exposition, le blanc nous en fera voir d’bord de toutes les couleurs, alors qu’il est aussi pris comme une absence de couleur. L’exposition se doit évidemment de résoudre cette apparente contradiction.

Puis, l’exposition déploie tout le spectre des couleurs. Le long d’un parcours varié et interactif, dans des salles en couleur, chaque visiteur découvrira comment la couleur est produite, comment elle est perçue et comment elle agit. Ici la couleur est : physique, chimie, communication, psychologie, esthétique, biologie, mythologie, art et artisanat.

C’est ainsi que la salle violette nous fait découvrir e.a. les différences entre les couleurs chimiques dues aux pigments et les couleurs physiques mieux connues par l’effet iridescent de certains matériaux.

La salle bleue est celle du matériel « couleur ». En effet il y a maintes façons de produire du bleu. A partir du bleu égyptien, premier pigment artificiel, jusqu’à l’indigo artificiel, le visiteur fera la connaissance des pigments et colorants bleus qui ont marqué leur époque…et les esprits.

Après la « mise au green » dans la salle verte, la salle jaune nous apprend que les sensations de couleur sont une affaire privée. En effet, la perception des couleurs est une performance extraordinaire de notre cerveau. Dans le monde extérieur il n’y a pas de couleurs ; elles sont une construction de notre conscience.

Après une petite excursion chez la plus opportunistes des couleurs, l’orange, l’exposition se termine par la couleur de l’amour, du pouvoir et de l’interdiction : le rouge.

Ces multiples dimensions de la couleur deviennent saisissables grâce à l’exposition « Haut en couleurs ». Des visites guidées, ateliers et conférences auront lieu tout au long de l’exposition et compléteront les sujets traités dans l’exposition. A cette fin, une salle d’expérimentation des couleurs sera spécialement aménagée au rez-de-chaussée du musée.

Avec le soutien de : Peintures Robin S.A., Kremer Pigmente GmbH & Co. KG, Boesner GmbH Perl, Pianos Kleber

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