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Les petits carnets
et miniatures !
N’est-ce pas un titre
fort discret face au contenu sentimental qui est l’âme
de cette exposition ?
Il
est vrai que l’œuvre de l’artiste a cette rare capacité
d’établir un contact avec celui qui la regarde.
Il faut sans doute chercher la clef de cette réussite
dans le caractère de l’artiste, mais certainement
aussi dans son très intime contact avec la nature.
Il n’est donc pas étonnant que le Musée
national d’histoire naturelle accueille déjà
pour la deuxième fois Madame Irena Podhorska, car
ce sont les arbres, les plantes, les graines et les animaux
qui dominent son art, un art de la vie et de l’espoir.
Une sorte d’herbier à part, insolite, qui raconte
des tas de petites choses que l’on pourrait tenir pour
négligeables et qui pourtant, à travers
sa vision, deviennent soudain très importantes.
Originale à n’en
pas douter, mais respectueuse d’un passé qui nourrit
sans cesse son imagination toujours en éveil, Madame
Podhorska affirme avec discrétion et gentillesse
une présence d’une rare qualité qui suscite
notre admiration et mérite certainement de retenir
notre plus grande attention.
Le support
Cette
impression est en plus accentuée par le contraste
avec le support de la peinture, un support qui a vécu
ou plutôt qui vit lui aussi. Des combinaisons souvent
inattendues, mais d’une harmonie sans pareil. Les feuilles
de ses papiers sont faites de plantes levées à
la main selon une ancienne méthode. Souvent ce
sont même des manuscrits vieux de deux cents ans
ou du papier très spécial, fabriqué
de la même manière qu’il y a cinq cents ans.
Elle a eu la chance de rencontrer un artisan-papetier
à Bruxelles qui réalise pour elle tous les
papiers qu’elle s’imagine. En dessinant, elle a la joie
alors de toucher ces beaux papiers végétaux
dont certains contiennent même des plantes de son
propres jardin.
Comme technique elle
utilise l’aquarelle, tempera à l’œuf et parfois
la peinture à l’huile. Pour le dessin : la
pointe d’argent, le crayon, la mine de plomb et l’ancre
de Chine.
Les carnets de promenade
C’est pour la première
fois que Madame Podhorska montre ses carnets très
personnels qu’elle a remplis depuis trente ans de dessins
et d’aquarelles. Il y a des carnets soignés, des
carnets-objets et des carnets de travail pleins de dessins
dans tous les sens, de notes et de gribouilles. Elle ne
se déplace jamais sans un carnet et à la
maison ils sont partout. Carnets de promenades dans l’espace
et dans le temps, les carnets d’Irena Podhorska sont des
méditations. Ils nous ouvrent la porte vers l’éternité.
L’artiste et son oeuvre
D’origine
polonaise, née en 1933, l’enfance ce cette artiste,
néerlandaise par son mariage, fut brusquement interrompue
par la guerre. Après une brève hésitation
entre les études de botanique et l’Académie
des BeauxArts, Irena Podhorska a choisi les Arts. De ce
choix, elle est très heureuse, comme nous tous
d’ailleurs. D’autant plus qu’au Luxembourg, où
elle vit depuis un quart de siècle, elle a gardé
un contact avec la nature aussi proche que dans son enfance
en Pologne, son pays natal.
Presque tous les dessins
représentent des fragments de la nature – des fruits,
des grains – les symboles du futur. Par contre, l’aspect
extérieur de ses carnets suggère le passé.
Le temps constitue le
thème central du travail de l’artiste, il est le
sujet de sa fascination. Elle s’intéresse au passé
et au futur, puisque le présent est insaisissable :
un point de jonction, relatif et éphémère.
Une petite anecdote :
Un jour à Bâle elle admire des arbres magnifiques
très variés et exotiques bordant le « Aeschengraben ».
Mais elle n’arrive pas à déceler des écritaux
avec leurs noms. Enfin elle les découvre :
à la hauteur de 4 mètres ! Elle en
est émerveillée tout en espérant
qu’on ne s’avisera pas à les replacer à
la hauteur des yeux, mais qu’ils demeurent là-haut
comme des signes mystérieux et indéchiffrables,
des documents illustrant la gloire des arbres qui poussent
et du temps qui passe.
L’amour des plantes
Pour
Irena Podhorska, ce ne sont pas les noms et les caractères
scientifiques des plantes qui l’intéressent, ce
sont leurs formes. Elle les connaît toutes par cœur.
Comme un botaniste, elle peut dire, en voyant une plante,
comment est sa racine, comment seront ses graines, ses
fleurs, ses feuilles et leurs stades d’évolution
et cela, souvent sans avoir aucune idée de leur
nom.
Elle porte un intérêt
tout spécial à la face cachée des
arbres et les plantes – à leurs racines. Ils sont
d’une beauté et d’une puissance nourricière
fascinante. Tout un monde invisible.
Cette intimité
avec le monde des plantes, cette communion, qui n’a jamais
cessé, a marqué profondément sa vie.
Car dans le monde des plantes, la vie ne disparaît
pas.
Les plantes changent
de forme, elles retournent à la terre sous forme
d’humus qui sert de nourriture pour d’autres plantes.
Rien ne se perd, c’est un éternel renouvellement.
Les plantes repoussent
dans des endroits les plus insolites, les plus extrêmes :
au milieu d’un tas de pierres au bord de la route, dans
un chantier de démolition, au milieu des détritus.
Ainsi elles sont sources d’espoir et d’optimisme.
Expositions individuelles
– Irena van der Steenhoven-Podhorska
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1974
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Galerie Liernur,
Den Haag, NL
Galerie « La
Porte de Jade », Bruxelles, B
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1975
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Galerie Ina Broerse,
Amsterdam, NL
Galerie Eichhausen,
München, D
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1976
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Galerie « De
Fiets », Delft, NL
Galerie Kutter,
Luxembourg
Galerie « L’Angle
Aigu », Bruxelles, B
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1977
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Galerie Munchen,
Luxembourg, L
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1978
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Galerie Ina Broerse,
Amsterdam, NL
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1979
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Rotonde « Berlaymont »,
Bruxelles, B
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1980
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Galerie Roelant,
Amsterdam, NL
Galerie « Hibou »,
Luxembourg, L
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1985
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Galerie « Bagijntje »,
Lochem, NL
Galerie « A.B.C. »,
Bruxelles, B
Rotonde « Berlaymont »,
Bruxelles, B
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1988
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Isetan Fine Art
Gallery, Tokyo, J
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1989
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Galerie Weber,
Genève, Ch
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1990
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Galerie « Triglyphe »,
Bruxelles, B
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1991
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Galerie C. Maillard,
Paris, F
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1992
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Isetan Fine Art
Gallery, Tokyo, J
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1993
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Weston Gallery,
Tokyo, J
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1994
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Galerie A. Bielieska,
Bruxelles, B
Galerie Antika,
Charmey, CH
Musée national
d’histoire naturelle, Luxembourg, L
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1995
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Galerie RWE, Bruxelles,
B
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1997
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Smithy Gallery,
Cooperstown, N.Y., USA
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1999
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Musée national
d’histoire naturelle, Luxembourg, L
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